Boumerdès | L’Université d’été sahraouie, dix jours pour penser la lutte et l’État

Plus de 350 cadres sahraouis ont participé à dix jours de débats à Boumerdès sur l’État, la décolonisation, le droit international et l’avenir de la cause sahraouie.

La 14e Université d’été des cadres du Front Polisario et de la République sahraouie s’est achevée à Boumerdès après dix jours de débats réunissant plus de 350 cadres sahraouis, universitaires, chercheurs et responsables politiques.

Au-delà de sa dimension de formation, cette édition a abordé quelques-unes des grandes questions auxquelles est confronté le mouvement national sahraoui : construction de l’État et de ses institutions, décolonisation du Sahara occidental, droit international, ressources naturelles, droits humains, rôle de la société civile, médias et bataille de l’information, ainsi que l’avenir du dossier sahraoui aux Nations unies.

La clôture a également illustré la dimension internationale de la rencontre. Des représentants diplomatiques du Mozambique, du Zimbabwe, de l’Ouganda, du Venezuela, de la Mauritanie, de l’Afrique du Sud, de la Namibie, de Cuba et du Nicaragua y ont participé. L’ambassadeur sud-africain a notamment insisté sur la nécessité d’associer davantage les jeunes et la société civile au soutien au peuple sahraoui.

Pour les responsables sahraouis, cette Université reste ainsi bien davantage qu’un rendez-vous annuel à Boumerdès : un espace où se croisent la réflexion sur la lutte de libération, la préparation de l’État et la recherche de nouveaux relais internationaux pour une décolonisation toujours inachevée.

Source : El Watan, avec des informations de Sahara Press Service.

L’Algérie réaffirme à l’ONU que le Sahara occidental reste une question de décolonisation inachevée

Lors d’un séminaire à Managua, l’Algérie a réaffirmé son soutien au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, le qualifiant de question de décolonisation inachevée. Elle a souligné que seules les Nations unies doivent déterminer le statut final du Sahara occidental et a soutenu la reprise des négociations entre le Maroc et le Front Polisario.

Le représentant algérien auprès des Nations unies a rappelé à Managua que le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination demeure au centre du processus onusien.

L’Algérie a de nouveau défendu devant les Nations unies sa position traditionnelle sur le Sahara occidental, en réaffirmant que le territoire reste l’un des derniers cas de décolonisation inachevée inscrits à l’ordre du jour du Comité spécial de décolonisation de l’ONU.

Lors du séminaire régional annuel de l’ONU sur la décolonisation organisé à Managua, au Nicaragua, la délégation algérienne, conduite par l’ambassadeur Toufik Koudri, représentant permanent adjoint auprès des Nations unies, a insisté sur le fait que toutes les résolutions pertinentes de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité consacrent le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.

Le représentant algérien a également rappelé que les Nations unies demeurent l’unique cadre légitime chargé de déterminer le statut final du Sahara occidental, rejetant toute tentative d’imposer des faits accomplis ou des solutions contraires à la légalité internationale.

Au cours de son intervention, l’Algérie a souligné que le Sahara occidental reste le dernier territoire africain inscrit sur la liste des territoires non autonomes à décoloniser et que toutes les initiatives onusiennes concernant ce dossier reposent sur le principe fondamental de l’autodétermination.

La délégation algérienne a également évoqué la reprise des discussions directes entre le Maroc et le Front Polisario sous l’égide des Nations unies, rappelant qu’Alger soutient depuis longtemps toute négociation directe entre les deux parties au conflit.

Selon Alger, cette reprise du dialogue a également mis fin aux tentatives de présenter certaines reconnaissances diplomatiques en faveur des positions marocaines comme un règlement définitif de la question sahraouie.

L’Algérie a enfin réaffirmé son soutien à toute solution pacifique, juste et durable garantissant au peuple sahraoui l’exercice de son droit inaliénable à l’autodétermination conformément à la Charte des Nations unies.

SOURCE: https://news.radioalgerie.dz/fr/node/87059