Actualités Prisonniers Sahraouis dans les prisons marocaines– 15 mars – 30 avril 2026

17 avril – Liberation d’El Hafidi et represailles

Ce 17 avril libération de Abdelmoula Mohamed El Hafidi au terme de 10 ans d’emprisonnement arbitraire.

Selon La Ligue de Protection des Prisonniers Sahraouis dans les prisons marocaines (LPPS), une force militaire marocaine, composée de quatre camions et de véhicules tout-terrain, a pris pour cible, ce mardi 21 avril 2026 au matin, la famille de l’ancien prisonnier politique sahraoui dans la région de Bloujet Khira, près de Jreifia. Les forces d’occupation ont encerclé les tentes de la famille dans une zone isolée « en dehors de la zone urbaine », puis ont procédé, sans fondement juridique, à leur démantèlement, ont saisi leur contenu et ont laissé les membres de la famille sans abri.

Cette mesure de représailles s’inscrit dans le cadre d’une nouvelle phase de la série de représailles systématiques menées par les autorités d’occupation marocaines à l’encontre d’Abdelmoula El-Hafidi et de sa famille. En effet, le domicile familial est resté assiégé et encerclé par les forces de sécurité depuis sa libération de prison.

 13 avril

Abdallah B’hah- Grève de la faim de 48 h. Abdallah B’Hah, membre du groupe Gdeim Izik, emprisonné à Tiflet 2, a commencé une grève de la faim d’avertissement de 48h pour dénoncer les traitements dégradants auxquels il est soumis. Il dénonce en particulier le silence de l’administration pénitentiaire face aux agressions qu’il subit de la part des prisonniers de droit commun, en plus de son manque d’accès à la justice.

Déclaration de solidarité pour Ibrahim Babbit et Salah Sabbar – Sur X, Le Bureau exécutif du Collectif des défenseurs sahraouis des droits humains au Sahara occidental (CODESA) suit avec une profonde inquiétude la poursuite de la grève de la faim illimitée, à son douzième jour, menée par les étudiants et prisonniers politiques sahraouis « Salah Eddine Essabar » et « Ibrahim Babit » à la prison locale Ait Melloul 01, dans la ville d’Agadir.

Le Codesa en appelle « au Nations unies et au Comité international de la Croix-Rouge à intervenir en urgence pour protéger l’ensemble des prisonniers politiques sahraouis et contribuer à leur libération, après que la plupart d’entre eux ont passé plus de 15 ans en détention politique dans différentes prisons marocaines, dans le cadre de la question du Sahara occidental, classée en droit international comme une question de décolonisation.

12 avril – Détérioration de l’état de sante d’Ahmed SBAI

Comme le dénonce LPPS, la détérioration de l’état de santé des prisonniers politiques est une réalité constante dans les prisons marocaines. Le Maroc pratique l’exclusion en matière de santé et fait preuve de négligence dans la prestation des services médicaux aux détenus.

C’est le cas d’Ahmed El Bachir Ahmed Sbai, président d’honneur de LPPS, membre du groupe Gdeim Izik et condamné à la prison à perpétuité.

Sa sœur dénonce la négligence médicale délibérée dont est victime Ahmed Sbai avec, pour conséquence, une aggravation de son état de santé et une perte sévère de la vue en l’absence de traitement et de médicaments nécessaires.  Aucun examen ophtalmologique n’a été effectué dans un hôpital hors de la prison au cours des cinq dernières années, malgré les nombreux appels et demandes adressés à l’administration de la prison centrale de Kenitra. Ahmed Sbai souffre d’une hypersensibilité oculaire résultant de cette négligence médicale.

Il a également souffert d’épisodes d’asphyxie lors de travaux d’entretien et de peinture des cellules, qui ont été effectués sans tenir compte des maladies chroniques dont il souffre, en particulier de troubles cardiaques.

6 avril – Appel urgent de LPPS pour Ibrahim Babit et Salah Sabbar

LPPS lance un appel aux organisations internationale de droits humains pour qu’elles interviennent de toute urgence pour protéger les deux étudiants sahraouis, Ibrahim Babit and Salah Eddine Sabbar condamnés à 6 mois de prison et détenus à la prison de Ait Melloul 1.

Babit et Sabbar sont en grève de la faim depuis le 1er avril. LPPS rappelle que cette grève de la faim vise à mettre en lumière les souffrances endurées par les étudiants sahraouis dans les prisons marocaines, victimes d’un harcèlement systématique, d’accusations forgées de toutes pièces et d’un système judiciaire non indépendant qui prononce à leur encontre des condamnations injustes en représailles à leurs positions politiques et à leur défense du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance.

5 avril – El Wali Mohamed Ali Aina – Grève de la faim de 48 heures.

LPPS annonce que El Wali Mohamed Ali Aina commencera le lundi 6 avril une grève de la faim d’avertissement de 48 h dans la prison d’El Aaiun. Cette grève de la faim vise à dénoncer les traitements dégradants et le harcèlement systématique dont le prisonnier est victime, ainsi que les politiques discriminatoires mises en œuvre par l’administration pénitentiaire marocaine à son encontre en tant que prisonnier politique.

L’administration pénitentiaire a placé le prisonnier politique dans une cellule surpeuplée avec des détenus de droit commun, ce qui est considéré comme un acte de représailles.

Pour mémoire, El Wali Mohamed Ali Aina a été condamné le 17 mai 2022 à dix ans de prison à l’issue de ce qui est décrit comme un simulacre de procès fondé sur des accusations forgées de toutes pièces. Son seul « délit » était son militantisme étudiant à l’université Ibn Zohr et son engagement pacifique en faveur des droits du peuple sahraoui.

1er avril- Ibrahim Babit et Salah Sabbar en Greve de la faim illimitée

Ibrahim Babit et Salah Eddine Sabbar ont annoncé le début d’une grève de la faim illimitée à la prison d’Aït Melloul, au Maroc. Ils protestent contre leurs conditions de détention qu’ils jugent inhumaines et rejettent toutes les pratiques portant atteinte à leur dignité humaine.

« Selon les informations recueillies par LPPS cette action fait suite à l’épuisement de tous les recours avec l’administration pénitentiaire. Ils souhaitent obtenir l’amélioration de leurs conditions de détention, un traitement humain et digne, et la fin de toute forme de discrimination au sein de la prison. Par cette grève de la faim illimitée, les deux étudiants sahraouis visent à mettre en lumière les souffrances des étudiants sahraouis dans les prisons marocaines et le ciblage systématique dont ils sont victimes, depuis le harcèlement policier et les accusations fabriquées de toutes pièces jusqu’au système judiciaire non indépendant qui prononce des peines injustes et inéquitables à leur encontre en représailles à leurs positions politiques et à leur défense du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance » (SPSRASD).

30 mars – Les prisonniers politiques sahraouis victimes de negligence medicale systematique

Dans un communiqué, l’Association sahraouie des victimes de graves violations des droits de l’homme commises par l’État marocain (ASVDH) dénonce « la négligence médicale systématique dont sont victimes les prisonniers politiques sahraouis et la privation de leurs droits les plus fondamentaux, notamment le droit aux soins médicaux et de santé ».

29 mars – Mohamed BANI, victime de negligence médicale, en greve de la faim pour 48h.

La famille de Mohamed Bani dénonce la négligence médicale délibérée de la part de l’administration de la prison locale d’Aït Melloul dont est victime Mohamed Bani. Toutes ses demandes de transfert à l’hôpital pour recevoir les soins nécessaires à ses problèmes de santé, notamment une maladie cardiaque et de l’hypertension, ont été rejetées. Pour protester contre ces conditions déplorables, le prisonnier civil sahraoui prévoit d’entamer lundi une grève de la faim d’avertissement de 48 heures. Pour mémoire, Mohamed Bani, du groupe Gdeim Izik, a été condamné à la prison à perpétuité.

Sources : ASVDH – CODESA – LPPS – Sahara Press Service.

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