Jean-Paul Lecoq appelle Sébastien Lecornu à intervenir pour la libération de Naâma Asfari

Le député Jean-Paul Lecoq appelle Sébastien Lecornu à intervenir auprès du Maroc pour obtenir la libération de Naâma Asfari et des prisonniers de Gdeim Izik.

OBSERVATEUR SAHRAOUI : Le député français demande au Premier ministre de porter le dossier des prisonniers politiques sahraouis auprès des autorités marocaines lors de sa visite annoncée à Rabat les 15 et 16 juillet.

Le député français Jean-Paul Lecoq a demandé au Premier ministre, Sébastien Lecornu, d’intervenir directement auprès des autorités marocaines afin d’obtenir la libération du prisonnier politique sahraoui Naâma Asfari et de ses compagnons du groupe de Gdeim Izik.

Dans une lettre adressée au chef du gouvernement français, le député de Seine-Maritime alerte sur l’état de santé de Naâma Asfari, en grève de la faim depuis le 8 juin pour dénoncer sa détention arbitraire et exiger le respect des décisions internationales.

Jean-Paul Lecoq rappelle notamment l’avis nº 23/2023 du Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire, qui demande la libération immédiate et sans condition des prisonniers de Gdeim Izik. Dans l’attente de leur libération, il réclame également leur transfert vers El Aaiún occupée afin de les rapprocher de leurs familles.

Le parlementaire critique par ailleurs la position adoptée par Emmanuel Macron en faveur de la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, qu’il considère incompatible avec le droit international et en rupture avec la position historique de la France.

Une lettre similaire a été adressée à Jean-Noël Barrot, ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères.

Source : Sahara Press Service (SPS), 12 juillet 2026.

Pourquoi la France parle-t-elle désormais du Sahara occidental comme d’une question « stratégique » ?

Les récentes déclarations du ministre français des Affaires étrangères à Rabat marquent un changement de ton particulièrement visible autour de la question sahraouie. Paris ne se contente plus d’un soutien diplomatique discret : la France assume désormais publiquement un alignement politique de plus en plus explicite avec le Maroc.

Entre la future visite de Mohammed VI à Paris, les investissements français au Sahara occidental et les nouvelles initiatives culturelles et consulaires annoncées à Laâyoune, le conflit semble glisser progressivement du terrain du droit international vers celui des intérêts géopolitiques et stratégiques.

Pendant des années, la France a tenté de se présenter comme un acteur prudent autour de la question du Sahara occidental. Aujourd’hui, les déclarations prononcées à Rabat montrent une évolution beaucoup plus explicite.

Lorsqu’un ministre français affirme que le Sahara occidental constitue aussi une question « stratégique » pour la France, il ne s’agit plus seulement de diplomatie classique : il est question d’influence régionale, d’investissements, de Sahel, du Maroc et de nouveaux équilibres géopolitiques.

Pendant ce temps, les Nations Unies continuent de considérer le territoire comme un territoire non autonome en attente de décolonisation.

SOURCE: Nouvelle analyse de Victoria G. Corera sur NOTEOLVIDES

OBSERVATEUR SAHRAOUI | Brève : les déclarations de l’ambassadeur français au Maroc relancent le débat sur la neutralité de Paris au Sahara occidental

Des propos attribués à l’ambassadeur Christophe Lecourtier ravivent les interrogations sur le rôle diplomatique et militaire de la France dans le conflit sahraoui.

Des déclarations récemment remises en circulation sur les réseaux sociaux attribuées à Christophe Lecourtier, ambassadeur de France au Maroc, ont relancé le débat autour de la position réelle de Paris dans le conflit du Sahara occidental.

Selon le quotidien algérien El Watan, le diplomate français y reconnaît ouvertement le rôle actif joué par la France dans la promotion du plan marocain d’autonomie ainsi que l’utilisation de son statut de membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU pour soutenir les positions de Rabat sur la scène internationale.

Mais ce sont surtout les références à d’éventuelles interventions militaires françaises contre des convois du Front Polisario dans les années 1970 qui ont provoqué de nombreuses réactions dans plusieurs milieux sahraouis et maghrébins.

Ces déclarations réactivent un débat ancien sur la nature réelle de la posture française au Sahara occidental. Officiellement, Paris défend depuis des décennies une solution politique “juste, durable et mutuellement acceptable” dans le cadre des Nations unies. Mais de nombreux observateurs sahraouis et africains considèrent depuis longtemps que la France agit comme l’un des principaux soutiens diplomatiques du Maroc dans le conflit.

Le retour de ces propos intervient dans un contexte où les relations entre Paris et Rabat connaissent un rapprochement politique particulièrement visible depuis le soutien affiché par Emmanuel Macron au plan marocain d’autonomie.

Au-delà de la polémique diplomatique, cette affaire illustre aussi à quel point la question du Sahara occidental continue de peser dans les équilibres politiques entre la France, le Maroc et une partie du continent africain.

👉 Source : El Watan

OBSERVATEUR SAHRAOUI | La diaspora sahraouie en France célèbre les 53 ans du Front Polisario et les 50 ans de la RASD malgré les pressions

Les associations sahraouies de la région parisienne ont organisé jeudi aux Mureaux une importante célébration marquant le 53e anniversaire de la création du Front Polisario et du déclenchement de la lutte armée sahraouie, ainsi que le 50e anniversaire de la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD).

La rencontre a réuni de nombreux membres de la diaspora sahraouie installée en France, des représentants du mouvement français de solidarité avec le peuple sahraoui, plusieurs élus locaux ainsi que des représentants de communautés africaines, notamment algérienne et mauritanienne.

Au-delà de la dimension commémorative, l’événement a également mis en avant la continuité de l’identité nationale sahraouie à travers des chants, des danses traditionnelles et différentes activités culturelles portées en particulier par des enfants et des jeunes sahraouis nés ou élevés en exil.

Dans leurs interventions, plusieurs représentants sahraouis ont insisté sur la nécessité de renforcer la visibilité de la cause sahraouie en France et en Europe dans un contexte international marqué par les tensions diplomatiques autour du Sahara occidental et par les tentatives croissantes de banalisation de l’occupation marocaine.

Le président de l’association organisatrice, Mbark Ranna, a salué la mobilisation de la diaspora sahraouie et des associations françaises solidaires, rappelant que la défense du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui reste au cœur de leur engagement collectif.

Plusieurs représentants d’organisations sahraouies de travailleurs, de femmes et de jeunes ont également appelé à renforcer l’unité de la diaspora afin de maintenir la question sahraouie présente dans l’espace public français malgré les pressions politiques et médiatiques.

Le représentant du FLN en France, Hamchaoui Abdelmalek, a pour sa part réaffirmé le soutien « inconditionnel » de l’Algérie au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance.

Un message de solidarité adressé par Régine Villemont, présidente de l’Association des Amis de la RASD (AARASD), a également été lu devant les participants. Elle y dénonce les pressions exercées par « le lobby du Makhzen marocain » dans les Yvelines pour tenter d’empêcher certaines activités sahraouies organisées en France.

La responsable associative française a salué les décisions récentes de la justice française ayant permis le maintien de plusieurs événements sahraouis malgré les tentatives de dernière minute visant à retirer des salles ou empêcher leur tenue, comme cela avait déjà été le cas récemment à Toulouse.

Le représentant du Front Polisario en France, Mohamed Ali Zerouali, a rappelé que le peuple sahraoui célèbre cette année le cinquantième anniversaire de la RASD dans un contexte toujours marqué par l’exil, l’occupation et l’absence de solution politique conforme au droit international.

Il a souligné que, malgré cinquante années de déplacement forcé et de difficultés, les Sahraouis ont réussi à préserver leurs institutions nationales, leur identité collective et leur engagement en faveur du droit à l’autodétermination.

La célébration s’est finalement achevée dans une atmosphère de solidarité et de fraternité autour de la cause sahraouie, symbole pour beaucoup de participants d’une continuité politique et humaine qui traverse désormais plusieurs générations.

👉 SOURCE : Sahara Press Service (SPS)

OBSERVATEUR SAHRAOUI | Brève : l’AARASD dénonce le « silence sélectif » autour du Sahara occidental et du droit international

L’AARASD dénonce le soutien occidental à l’occupation marocaine du Sahara occidental et le silence autour du droit international.

L’Association des Amis de la RASD a dénoncé le « silence systématique » qui entoure la question du Sahara occidental dès qu’il est question du respect du droit international et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Dans un communiqué diffusé en France, l’association critique notamment le soutien croissant de certains membres du Conseil de sécurité à la position marocaine, ainsi que les récentes visites diplomatiques françaises et américaines à Dakhla occupée, considérées comme un appui politique direct à l’occupation du territoire.

L’AARASD estime également que la position officielle française révèle une application « à géométrie variable » du droit international et rappelle que le peuple sahraoui continue, depuis cinquante ans, à revendiquer son droit à l’autodétermination et à l’indépendance conformément aux résolutions des Nations unies.

👉 SOURCE :
Association des Amis de la RASD