LECTURE RECOMMANDÉE | Pourquoi Ceuta et Melilla ne sont pas des « enclaves » espagnoles

Moisés Ponce de León Iglesias conteste l’expression « enclaves espagnoles au Maroc » et explique pourquoi Ceuta et Melilla ne correspondent pas à cette définition.

Dans une tribune publiée ce samedi par Algérie Patriotique, Moisés Ponce de León Iglesias, ancien maître de conférences à l’Université Rennes 2, conteste une expression presque systématiquement utilisée dans les médias francophones : celle des « enclaves espagnoles au Maroc » pour désigner Ceuta et Melilla.

L’auteur estime que cette formulation est « factuellement et juridiquement incorrecte ». Il propose de parler plutôt des « deux villes autonomes espagnoles sur la côte nord-africaine », rappelant qu’une enclave est, par définition, un territoire entièrement entouré par celui d’un autre État. Ceuta et Melilla disposant d’un littoral et d’eaux territoriales, elles ne répondent donc pas à cette définition.

Ponce de León va plus loin et considère que l’usage répété du terme « enclave » n’est pas politiquement neutre : « L’expression “deux enclaves espagnoles au Maroc” est un abus de langage qui n’est pas exempt d’intentionnalité politique. » Il invite également à s’interroger sur le fait que Rabat n’a jamais porté devant la Cour internationale de Justice ses revendications de souveraineté sur les deux villes.

Une lecture particulièrement actuelle au moment où les autorités marocaines relancent leurs revendications sur Ceuta et Melilla et où Madrid vient de réaffirmer son rejet catégorique de toute remise en cause de la souveraineté espagnole.

Source : Algérie Patriotique — Moisés Ponce de León Iglesias

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